
Nous sommes aujourd’hui contraints de d’examiner les impacts sociaux et environnementaux de nos comportements économiques, aussi modestes soient-ils. Inviter à changer les comportements de consommation réinterroge forcément la façon d’entreprendre et de gérer une entreprise. Entre exploiter une niche de marché ou faire évoluer des rapports marchands, la marge de manœuvre est étroite, pour ne pas servir ce que l’on croit combattre.
Ce qui est en jeu, c’est la qualité globale du produit et du service pour des clients désireux de promouvoir un développement durable à travers leurs actes d’achats. Un développement durable où le plaisir est le moteur de l’engagement. C’est cette exigence qui invite les clients à comprendre que derrière un prix, il y a des coûts, qui traduisent les engagements d’hommes et de femmes qui aiment leurs métiers et qui, pour réussir, n’externalisent pas les coûts sur les populations les moins bien protégées et qui sont conscients que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables.
Réussir sans se trahir c’est, par la qualité de votre offre et la manière dont elle est proposée, s’adresser à l’intelligence des tiers (clients, salariés, fournisseurs, etc.), permettre leur implication dans le développement de votre entreprise, les inviter à « faire société » autour de l’objet social que vous défendez.